Joie puérile de toucher pour la première fois la frontière, de la franchir d’un saut, de s’évader dans un autre monde.

Duhamel, Georges. Géographie cordiale de l’Europe. 1931.

 
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L'exploration du Globe se poursuit avec une activité fébrile. A l'heure qu'il est, nulle région de la Terre n'est absolument inconnue. L'ère des reconnaissances rapides, des voyages de simple découverte, est bien près d'être close. A part les contrées arctiques, surtout antarctiques, et des territoires de plus en plus restreints du Sahara, du centre de l'Asie et de l'Afrique, les blancs quelque peu étendus disparaissent de nos cartes avec une rapidité merveilleuse. Les expéditions qu'organisent les gouvernements ou de simples particuliers comptent dans leur sein des spécialistes : géologues, botanistes, zoologistes, météorologistes, etc., pourvus des meilleurs instruments et rompus aux méthodes rigoureuses d'observation scientifique. Il est passé le temps où l'on se contentait de récits amusants, écrits avec humour et parsemés d'anecdotes plus ou moins drolatiques. Les globe-trotter ne peuvent aspirer au rôle de véritables découvreurs.

Annuaire de l'instruction publique en Suisse, 1910

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Ainsi donc Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L'excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang-froid et d'exactitude. Mais après? Qu'avait-il gagné à ce déplacement? Qu'avait-il rapporté de ce voyage?
Rien, dira-t-on? Rien, soit, si ce n'est une charmante femme, qui—quelque invraisemblable que cela puisse paraître—le rendit le plus heureux des hommes!
En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde?

Verne, Jules. Le tour du monde en quatre-vingt jours. Paris: Hetzel et C.ie, 1874.

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La carte internationale du monde au millionième. C'est en 1891, au Congrès géographique international de Berne, que l'idée d'une carte de la Terre à l'échelle de 1: 1 000 000 a été lancée et mise à l'étude. Dès lors, cette idée a fait des progrès tant et si bien que, le 16 novembre 1909, une conférence internationale, à laquelle la Suisse n'a malheureusement pas pris part, s'est réunie à Londres en vue d'arriver à la réalisation pratique de cet intéressant projet.

 

Annuaire de l’instruction publique en Suisse, Lausanne, Payot, 1910.

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Pourquoi partez-vous? Nous demandait-on. Il y a plusieurs réponses possibles à la question de savoir ce qui nous pousse à faire le tour du monde à vélo : la réponse du poète, c’est l’appel de la route. La réponse du potache, c’est la soif de découverte. La réponse du torturé exprime son mal de vivre et son besoin de fuite. Les curieux qui s’interrogeaient sur nos motifs restaient sur leur faim.

Poussin, Alexandre, e Sylvain Tesson. On a roulé sur la terre. Paris: Pocket, 2008.

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La plupart des voyages trouvent leur intérêt dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.

 

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À l'approche de la frontière syrienne, la pression monte. Je ne connais de ce pays que les avis donnés par les médias. Je sais que j'arrive dans une zone souvent conflictuelle et, incosciemment, je m'attends à découvrir un territoire en état de siège permanent. C'est la première dictature dans laquelle je vais voyager, et je me demande bien ce que cela signifie vraiment. Pourtant, je me dois d'y aller. Ce n'est pas le moment de flancher. Si je veux comprendre le monde, je dois aussi et surtout passer par ce genre d'endroits.

Marie, Jérémy, e Frédéric Veille. Mon tour du monde en 1980 jours. [Saint-Victor-d’Épine]: City poche, 2015.

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Ne croyez surtout pas qu’un matin je me suis levé en me disant que j’allais me lancer dans un tour du monde en auto-stop. Non, je crois que cette envie de voyager, de découvrir , de m’évader, je l’ai toujours eue en moi. À preuve, à l’âge de dix ans, je jouais déjà avec Coralie, ma sœur jumelle, à apprendre les capitales du monde. Comme nos deux chambres étaient voisines, elle venait parfois dans la mienne et nous prenions un atlas géographique. Alors commençait la grande interro :
- Burkina Faso ?
- Ouagadougou.
- Indonésie ?
- Jakarta.
- Syrie ?
- Téhéran. Ah non ! Damas !
Ces noms dégageaient une couleur, un exotisme dans mon esprit d’enfant. Ils ne voulaient rien dire, mais leurs tonalités résonnaient quand même comme des promesses de mondes à explorer.
Et puis, nous tournions les pages. Il y avait ces couleurs chatoyantes sur la carte des reliefs : jaune pour les déserts, vert pour les forêts, rouge pour les très hautes montagnes. Sur les cartes apparaissaient aussi des illustrations : gorilles au Congo, lamas au Pérou, kangourous en Australie. Ces illustrations de choses et d’endroits qui m’étaient tout à fait inconnus attisaient ma curiosité.

Marie, Jérémy, e Frédéric Veille. Mon tour du monde en 1980 jours. [Saint-Victor-d’Épine]: City poche, 2015.

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