Ainsi donc Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L'excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang-froid et d'exactitude. Mais après? Qu'avait-il gagné à ce déplacement? Qu'avait-il rapporté de ce voyage?
Rien, dira-t-on? Rien, soit, si ce n'est une charmante femme, qui—quelque invraisemblable que cela puisse paraître—le rendit le plus heureux des hommes!
En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde?

Verne, Jules. Le tour du monde en quatre-vingt jours. Paris: Hetzel et C.ie, 1874.

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